Le PVT

 Trois initiales, sans lesquelles nous ne serons pas aller bien loin

Le PVT et ses démarches

Décidée depuis un bout de temps, je me suis vite rendue compte que les démarches administratives ne manquent pas pour partir vivre à l’étranger, même pour une période assez courte.

Un Visa bien particulier 

Si nous pouvons rester plus de douze mois sur le territoire australien, c’est grâce à une chose tout à fait simple : le PVT.

Le PVT, quésaco ? Permis Vacances-Travail ou Working and Holidays Visa (pour la version internationale). C’est un visa permettant de rester un an (et pas un jour de plus) sur les territoires partenaires et de travailler (pas plus de six mois dans la même entreprise), chose pratique quand on voyage.

La France compte plusieurs pays partenaires comme la Nouvelle-Zélande, le Japon, l’Argentine, la Corée du Sud, le Chili ou encore l’Australie.

Pour souscrire au PVT australien, il faut d’abord avoir un passeport valide. Il suffit ensuite de ne pas avoir plus de trente ans, de ne pas être un terroriste, de ne pas avoir de maladie grave et de ne pas souhaiter travailler dans le milieu médical. Et aussi, j’allais oublier de préciser, verser la modique somme de 400€ au gouvernement australien. Bref si on résume, tant que tu payes, tu auras ton visa. Comme beaucoup de choses, finalement.

Si ce visa, nous donnait à l’avance une sorte de plan à suivre pour tout ce qui concerne les démarches que nous aurions à faire avant et après notre arrivée en Australie, le prix serait peut-être un peu plus compréhensible, mais non tu dois te débrouiller tout seul. Enfin presque, heureusement de nombreux backpackers, anciens pvtistes ont écrit des articles très astucieux où toutes les démarches sont décrites en long, large et en travers.

C’est grâce à eux que nous avons pu savoir qu’avant d’arriver en Australie, nous aurions besoin d’une assurance santé, de 3500$ au minimum en poche et de billets d’avion (allers-retours si possible).

Les démarches à faire sur place 

Une fois arrivés en Australie, bien des démarches restaient à effectuer avant quoi que ce soit.

Westpack Corporation

Il nous a fallu tout d’abord ouvrir un compte en banque.

Nous avons choisi Westpack, comme la plupart des PVTistes je pense. Ce n’a pas été la démarche la plus compliquée mais la plus longue, oui.

Nous nous y sommes rendus le lendemain de notre arrivée à Sydney et y sommes retournés tous les jours (sauf le week-end). Heureusement que nous avons pu avoir Jeff comme conseiller. Jeff est un expatrié de l’Île Maurice, il a donc un excellent français, et sans lui je pense que nous aurions du y retourner tous les autres jours de la semaine suivante.

En Australie les démarches bancaires sont bien moins compliquées qu’en France. Tu n’as pas besoin d’avoir avec toi tous les relevés bancaires de tes parents, grands-parents voire arrières grands-parents par exemple.

Nous avons pu ouvrir un compte commun sans être mariés, ni pacsés. Les cartes bancaires nous ont été délivrées en quatre jours, bref le bonheur sur ce point de vue là.

Nous avons également pu ouvrir notre compte Super Annuation, qui nous permettra au moment venu de récupérer nos charges salariales.

Et pour finir nous avons pu prendre une assurance pour notre van.

Travailler en Oz

Nous avons du ensuite nous faire enregistrer par le gouvernement australien pour bénéficier d’un numéro de travail, sans lequel nous ne pourrions travailler : le Tax File Number. L’histoire a été réglée en cinq minutes, bien que nous avons passé un bout de temps à trouver le bâtiment administratif en question.

Une fois là-bas, on nous a installé à deux postes côte à côte et après avoir rempli deux ou trois pages de référencement, on nous a donné l’adresse de la poste de Brisbane et nous a précisé qu’on recevrait notre numéro définitif sous 28 jours à Brisbane. Question fatale : « Vous pensez être à Brisbane dans 28 jours ? – Nous : « Euh, oui ». Finalement on y était seulement 15 jours après et ils avaient déjà reçu notre fameux numéro, parfait !

Phone number

Nous voulions également un numéro de téléphone aussie (australien) et nous avons opté pour Optus, quoi d’autre. Il faut savoir que le réseau téléphonique australien et surtout le réseau internet est performant seulement sur la côte. Chose que nous nous sommes bien rendus compte dans l’Outback ! En plus de ne pas être très développé, il est également très cher. En comparaison, je peux citer le réseau des années 2000 en France avec la super ADSL.

Bref pour 30$ nous avons eu un forfait SMS/Appels illimités en Australie et 1,5Go d’Internet, chose qui nous a bien peu suffit bien entendu..

Trouver un van à notre pied

Pour finir, il nous fallait trouver notre van ! Et trouver/acheter un véhicule dans un pays inconnu en moins d’une semaine tient du défi même si Lilian (le van que nous avons finalement acheté, puis nommé) nous a vite paru être le meilleur, chose qu’on ne regrette pas, bien au contraire.

Mais avant de le trouver, nous sommes passés par une agence de location : Travellers, qui nous proposait un van tout équipé et assuré pour 11 000$. Aucune formalité à régler, l’agence s’occupait de tout ! C’était tentant, il faut l’avouer, mais on a préféré réfléchir (un bon choix).

On a donc cherché chez les particuliers. Deux vans nous paraissaient bien, un à 4 500$ dont le propriétaire était français ; c’était plutôt cool sauf qu’il avait oublié de nous préciser qu’il était toujours à Cairns (plus de 1 600km de Sydney) et qu’il arriverait dans la plus grande ville australienne, qu’une semaine après. Un autre à 7 000$ vendu par un backpacker allemand, qu’il avait lui-même acheté à une agence de location l’année passée nous paraissait sympa, mais sans plus.

Et au milieu de toutes les annonces de Gumtree (Le bon coin australien), un petit van bleu se cachait dans un garage de Granville (banlieue de Sydney). Cela faisait un moment qu’on l’avait repéré mais sans trop savoir pourquoi, nous ne sommes pas allés le voir tout de suite. Ca a été le dernier que nous avons vu mais après l’avoir chécké nous savions déjà que c’était lui !

Pour 5 500$ et 245 000km (peu de km pour un van australien, en fait), il était équipé d’un panneau solaire, d’un petit évier, d’un canapé lit et de placards très fonctionnels.

Voilà, voilà pour nos premières démarches.

Si l’aventure vous tente et que vous avez des questions, on se fera un plaisir d’y répondre.

Anne-So/

Si vous voulez connaitre notre point de vue CASH/CLASH sur les pvtistes, je vous invite à cliquer ici.

Allez, à bientôt 😉

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